Tout le monde a entendu parler de l’Inquisition espagnole...

Au temps de Christophe COLOMB, de Ferdinand V d’Espagne et de son épouse Isabelle (connue sous le nom d’Isabelle la Catholique), l’église catholique romaine a déclenché une terrible persécution contre les personnes soupçonnées d’être hérétiques. Des milliers de gens furent emprisonnés, torturés et brûlés sur le bûcher...

Tout cela est connu !

Mais peu d’entre nous savent qu’il y avait une hérésie particulière que l’Inquisition espagnole a cherché à révéler et à détruire.

Il y avait une chasse aux sorcières contre les Juifs baptisés qui gardaient un quelconque vestige de juiverie !

Ces Juifs catholiques convertis ou « nouveaux chrétiens » étaient appelés marranes ; après avoir été forcés avec violence à se convertir, ils étaient par la suite attentivement surveillés pour voir s’ils pratiquaient l’hérésie...

Les pratiques hérétiques étaient :

- s’abstenir de manger du porc,
- ne pas travailler le samedi,
- ne pas porter ses plus beaux vêtements le dimanche,
- célébrer les Fêtes Bibliques,
- observer toute sorte de coutume juive,
- dire toute prière juive,
- préparer la nourriture selon la loi juive,
- s’associer avec des Juifs non-baptisés,
- marier ses enfants à des enfants d’autres familles marranes. 1

Les contrevenants ou, fréquemment, ceux qui étaient simplement accusés de l’être, se voyaient confisquer leurs biens. Ils étaient emprisonnés et subissaient la torture, faisaient l’objet de parodies de procès, de dégradation, et finissaient souvent sur le bûcher.

Si ceux qui étaient condamnés à mort renonçaient à leurs hérésies et confessaient publiquement la foi catholique, alors l’église faisait preuve de pitié : ils étaient d’abord étranglés et ensuite mis sur le bûcher, brûlés morts au lieu de vivants !


  • Grands sont les péchés de l’Espagne contre les Juifs !

L’Inquisition de l’église a certes sévi dans toute l’Europe occidentale et centrale, du douzième au dix-neuvième siècle, mais en Espagne, elle a pris des proportions d’une brutalité exceptionnelle !

On estime que 30 000 marranes ont été brûlés sur le bûcher sous l’Inquisition espagnole, du quinzième siècle jusqu’en 1808.

En outre, en 1492, tous les Juifs non-baptisés furent expulsés du pays. La sentence d’expulsion massive contre ces pauvres âmes, dépouillées de leurs biens et sans aucun moyen de se défendre, était virtuellement une sentence de mort...


Ceux qui se convertissaient ne connaissaient pas un sort bien meilleur - ils étaient traités comme des citoyens de seconde classe par les autres catholiques, et un seul faux mouvement les expédiait sur le bûcher.


Les Juifs baptisés qui hésitaient, puis qui voulaient se réconcilier avec l’église, étaient soumis à un acte de pénitence appelé la verguenza, c’est-à-dire la honte.

On les faisait : « défiler à travers la ville, hommes aussi bien que femmes, tête nue, pieds nus, et dénudés jusqu’à la taille. »

  • En tête de la procession venait un groupe de moines, suivis par :

« les pénitents à demi-nus, ce qui constituait un inconfort physique cruel ajouté à leur torture morale, car le temps était si âpre et froid qu’on avait jugé opportun de leur fournir des sandales, de peur qu’ils ne soient incapables de marcher.
Ils tenaient à la main des chandelles éteintes (ce qui indiquait qu’ils étaient encore dans l’obscurité spirituelle) et on les faisait défiler à travers la ville jusqu’à ce qu’ils arrivent à la cathédrale.
Un aumônier faisait le signe de croix sur le front de ces Juifs - dont beaucoup avaient été des citoyens éminents et des dirigeants respectés de leur ville, avant que la folie de la haine des Juifs ne se déchaînât - puis il récitait ces paroles : Recevez le signe de la croix que vous avez niée, et que votre égarement vous a fait perdre. »2

  • Après cela, un sermon était prononcé et la sentence rendue :

« Les six vendredis suivants, ils devaient être fouettés pendant qu’ils marchaient en procession, nus jusqu’à la taille, nu-tête et nu-pieds ; ils devaient jeûner ces six vendredis, et ils n’avaient plus le droit, pour le reste de leur vie, d’avoir un bureau ou un emploi honorable, de jouir d’un quelconque bénéfice, ni d’utiliser de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou des étoffes fines. » 3

  • Quand leur pénitence de six semaines était achevée, ils devaient donner une aumône allant « jusqu’à un cinquième de la valeur de leurs biens. »

Voilà comment « l’église » traitait ceux qui rentraient au bercail ! 4


Certains Juifs, qui étaient arrêtés et torturés, refusaient encore de se convertir. Tandis qu’on infligeait à un Juif une souffrance indescriptible, on lui disait que :

« ses tourments seraient terminés s’il acceptait le christianisme de tout son cœur !
Voici une réponse adéquate à cette tentation, écrite au cours du quinzième siècle :
Le moment où un Juif prend la résolution de Sanctifier le Nom par son martyre, c’est quand ils souhaitent le torturer et le questionner... et qu’ils lui disent que s’il échange son honneur, ils le laisseront en paix...
En effet, j’ai trouvé la réponse qu’un Juif pieux a écrite pour la donner le cas échéant :
Que me demandez-vous ?
En effet je suis Juif.
Je vis en Juif et je meurs en Juif.
Juif, Juif, Juif ! » 5

Beaucoup d’entre eux sont morts de cette façon...


De quel côté croyez-vous que Dieu se trouvait ?
Est-il possible qu’Il ait approuvé les méthodes et les dogmes de l’église apostate de cette époque ?

Difficile de dire oui !

Ce n’était pas Son Esprit qui motivait les bourreaux !

Ce n’était pas non plus une victoire quand des Juifs se convertissaient : ils devenaient de simples membres de l’église catholique, sans vraiment être mis en relation avec Jésus-Christ, puisque la plupart des membres du clergé ne Le connaissaient pas non plus !


Les Juifs d’Espagne, comme beaucoup d’autres Juifs dans de nombreux autres pays au cours des siècles passés, ont été pris dans un dilemme :

  • Dieu voulait qu’ils entendent l’Évangile et soient sauvés.

Cependant l’église ne prêchait pas l’Évangile !

  • Dieu voulait qu’ils soient des Juifs suivant Yeshuah.

Mais l’église disait : ou Jésus, ou Juif !

  • Dieu voulait qu’ils vivent et meurent en Juifs qui connaissaient leur Messie !

Mais l’église rendait cela impossible...

Si un Juif voulait vivre et mourir Juif, il devait renier le Messie ; s’il voulait connaître le Messie (ou du moins celui que l’église présentait), il ne pouvait plus être Juif !

Le judaïsme de cette époque ne connaissait pas Jésus le Messie.
L’église de cette époque n’a pas su Le révéler...

Que devait faire un Juif ?
Son avenir était bien morne...
Il ne pouvait envisager que l’expulsion, la torture, l’humiliation, la servitude ou la conversion à une religion sans vie.

L’église, du moins celle qui s’appelait elle-même l’église, était plongée dans l’obscurité. Ses ténèbres enveloppaient les Juifs....


En ce qui concerne l’Histoire, l’Inquisition s’est arrêtée il y a plus de cent ans...

Mais l’esprit de l’Inquisition continue à vivre : il y a toujours un désir irrépressible de débarrasser l’église, et surtout les croyants juifs, de tout caractère juif - même si le Messie est juif !

Quelques croyants seraient heureux s’ils pouvaient dépouiller Yeshua Lui-même de toute marque juive. Les théologiens, sous HITLER, ont essayé de faire exactement cela, affirmant dans leurs livres que Jésus était en fait un Aryen, pas un Juif !!

Même un éminent spécialiste du Nouveau Testament allemand comme Walter GRUNDMANN - qui a continué à publier des études influentes longtemps après la fin du régime hitlérien - a écrit un livre en 1940 dans lequel

« il essayait de montrer que Jésus, étant complètement non-juif sur le plan mental et psychologique, devait l’avoir été forcément sur le plan biologique et physique. » 6

Certaines personnes se sentent plus à l’aise avec un Jésus européen, blond aux yeux bleus qu’avec Yeshua, un Juif du Moyen-Orient...

Je comprends parfaitement que, dans le Seigneur, tous les croyants, tant juifs que non-juifs, soient libérés du joug de la Loi.

Jésus est notre justification, notre justice et la perfection de notre foi. Nous devons commencer dans l’Esprit et continuer dans l’Esprit. Nous ne pouvons rien y ajouter.

Mais qu’est-ce que cela a à voir avec « mener une vie juive biblique » ?
Où la Parole dit-elle aux croyants juifs : si vous voulez suivre le Seigneur, vous devez abandonner votre peuple et votre Loi ?

Est-ce vraiment une position biblique ?


Retournons aux Évangiles...

Jésus n’est pas venu pour abolir la Loi et les Prophètes, mais Il est venu pour les accomplir.

Matthieu 5, 17-20 7


Il ne voulait pas se défaire des Écritures hébraïques, Il les a conduites à leur accomplissement. Les images de la Loi étaient l’ombre, Jésus est la substance ; mais l’ombre ressemble à la substance !

Que penserions-nous d’un candidat présidentiel qui, sans abolir les coutumes et les lois du pays, assurerait à ses électeurs qu’il ferait respecter les exigences de la Constitution et en accomplirait les engagements, mais qui, deux ans après son élection, plongerait le pays dans l’anarchie totale ? Serait-ce l’accomplissement de la Constitution ou l’abolition de la Constitution ?

Il en va de même avec la Loi de Dieu. Si Jésus avait promis de l’accomplir mais au lieu de cela, l’avait abolie, Il serait alors un menteur et non le Fils de Dieu !

Savez-vous que c’est une des plus grandes objections à l’Évangile que les Juifs religieux aient formulée ? Si Jésus était vraiment le Messie, pourquoi s’est-il défait de la Loi ?

L’historien Jules ISAAC note ceci :

« Le rejet du Christ par les Juifs a résulté du rejet de la Loi par les chrétiens... Le rejet de la Loi était déjà beaucoup, alors demander aux Juifs d’accepter ce rejet... c’était comme leur demander d’arracher leur propre cœur. L’Histoire n’a enregistré aucun exemple d’un tel suicide collectif. » 8


Beaucoup de chrétiens croient que Jésus a annulé la Loi et qu’à sa place Il nous a donné une Nouvelle Alliance. Mais ce n’est pas ce que les Écritures enseignent...Selon la Nouvelle Alliance, Dieu a dit :

Je mettrai Ma loi au fond de leur être et Je l’écrirai sur leur cœur.

Jérémie 31, 33b

Plutôt que d’enlever la Loi à Israël, Dieu a promis de la mettre dans leur cœur ! La Nouvelle Alliance ne se défait pas de la Loi de Dieu. Au lieu de cela, elle la rend pertinente d’une façon nouvelle et vivante.

Cela devrait en fait être attrayant pour d’autres Juifs ! 9 Bien sûr, l’observance de la Loi ne nous rend pas plus vertueux, plus aimés ou plus spirituels. Par la Croix, nos péchés sont pardonnés, et l’Esprit nous conduit dans les sentiers de la Vie. Mais où est-il écrit qu’il est interdit aux croyants, en particulier aux croyants juifs, d’observer la Loi ?

Sommes-nous libres de transgresser la Loi, mais pas libres de garder la Loi ?
Où est-il écrit que l’Esprit nous conduit toujours loin de la Loi et contre elle ?!

Oubliez la tradition plus tardive de l’église...


Que dit la Bible ?

Soyons plus précis :

  • Où les Écritures font-elles clairement et catégoriquement du dimanche le jour du shabbat ? 10

Pourquoi alors, les croyants juifs qui mettent à part le samedi pour l’adoration pendant le shabbat sont-ils considérés comme semant la division ?

  • Où Dieu dit-Il d’oublier les Fêtes Bibliques ?

Pourquoi alors, les croyants juifs qui célèbrent ces Fêtes, au lieu des jours fériés instaurés plus tard par les hommes, sont-ils accusés de retourner sous la Loi ? 11

  • Où la Parole enseigne-t-elle que les Juifs doivent devenir non-Juifs pour être sauvés ?

Nous avons vraiment oublié nos racines !!


Retournons au livre des Actes des Apôtres...

  • L’église primitive était exclusivement juive. Il a fallu presque dix ans avant qu’un groupe de païens ne reçoive l’Évangile, et cela a causé des ondes de choc à Jérusalem.
  • Quelques hommes ont commencé à enseigner à ces nouveaux croyants la chose suivante :

Si vous ne vous faites pas circoncire, selon la règle de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés.

Actes 15, 1

Ils ont argumenté que :

Il fallait circoncire les croyants des nations et leur prescrire d’observer la loi de Moïse.

Actes 15, 5

Bien sûr leur position était complètement fausse...

Mais il faut noter quelque chose d’important :

  • La question n’était pas de savoir si les Juifs qui suivaient Jésus étaient autorisés à continuer à obéir à la Loi. Personne n’aurait jamais imaginé une telle question ! Jésus avait gardé la Loi, et Ses disciples cherchaient à la garder aussi.
  • Au lieu de cela, la question était la suivante : est-ce qu’on exigeait des gens des nations qui suivaient Jésus qu’ils gardent la Loi ?12


Voyez comme notre pensée a changé !

  • Dans le livre des Actes, ils se demandaient si les croyants des nations devaient devenir juifs pour être sauvés.
  • Aujourd’hui l’église se demande si les Juifs peuvent être sauvés sans devenir des croyants des nations !
  • Nous disons qu’il n’y a ni Juif, ni croyant des nations dans le Corps de Christ. C’est vrai ! Nous les avons tous rendus non-Juifs !

Nous sommes rapides à détecter les judaïsants, et c’est bien !
Judaïser est une tendance dangereuse qui doit être évitée. Mais sommes-nous sur nos gardes pour détecter la tendance inverse ?

Saviez-vous que beaucoup de croyants juifs se sont vu servir des sandwiches au jambon à des déjeuners d’église pour s’assurer qu’ils étaient « libres » ?! Dieu merci, personne ne nous brûle sur un bûcher ! Il serait bien pour nous de rencontrer un peu plus de compréhension...

Nous proclamons tous les paroles de Pierre :

C’est par la grâce du Seigneur Jésus, nous le croyons, que nous les Juifs avons été sauvés, exactement comme eux les païens.

Actes 15, 11

Faire les œuvres de la Loi ne pourra jamais nous sauver - c’est impossible ! Mais rejeter la Loi ne sauve pas non plus !

  • Où est-il écrit qu’un esprit rejetant la Loi est un esprit vertueux ?
  • Où est-il écrit que briser les prescriptions sur la nourriture est méritoire ?
  • Où est-il écrit qu’abandonner les commandements nous rapproche de Dieu ?

Cela semble pourtant être la position que certains chrétiens adoptent !


  • Jacques, le frère du Seigneur, partageait avec Paul une merveilleuse nouvelle quand il dit :

Tu peux voir, frère, combien de milliers de fidèles il y a parmi les Juifs, et tous sont d’ardents partisans de la Loi.

Actes 21, 20

  • Comment Paul décrit-il Ananias, le disciple qui a exercé le ministère auprès de lui après sa rencontre avec le Seigneur sur le chemin de Damas ?

Il y avait là un certain Ananias ; c’était un homme pieux, fidèle à la Loi, dont la réputation était bonne auprès de tous les Juifs qui habitaient là.

Actes 22, 12

Quel compliment formidable !

Et Paul prononce ces paroles vers la fin de sa vie. Or si quelqu’un comprenait la doctrine de la Grâce, c’était bien Paul !

  • Paul a lui-même attesté publiquement qu’il

n’enseignait pas aux Juifs vivant parmi les païens d’abandonner la Loi de Moïse, c’est-à-dire de ne plus circoncire leurs enfants et de ne plus suivre les règles.

  • Non, lui-même

vivait dans l’obéissance à la Loi.

Actes 21, 21-25 13


Dans les Épîtres, l’enseignement de Paul a aussi été clair à ce sujet.

  • Dans l’Épître aux Romains, il soulève une question importante :

Enlevons-nous par la foi toute valeur à la Loi ?

Voici sa réponse catégorique :

Bien au contraire, nous confirmons la Loi !

Romains 3, 31 14

En fait, selon Paul :

La Loi est sainte et le commandement saint, juste et bon... La Loi est spirituelle.

Romains 7, 12 et 14

  • Dans la première Épître aux Corinthiens, Paul affirme en termes très nets :

La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien : le tout c’est d’observer les commandements de Dieu.

1 Corinthiens 7, 19

  • C’est exactement ce qu’il a dit aux Galates :

Car, ce qui importe, ce n’est ni la circoncision, ni l’incirconcision, mais la nouvelle création... Car, pour celui qui est en Jésus Christ, ni la circoncision, ni l’incirconcision ne sont efficaces, mais la foi agissant par l’amour.

Galates 6, 15 ; 5, 6


En ce qui concerne le salut et la relation avec Dieu, la circoncision n’a aucun poids.

  • Mais Paul a aussi cela à dire :

L’un était-il circoncis lorsqu’il a été appelé ? Qu’il ne dissimule pas sa circoncision ! L’autre était-il incirconcis ? Qu’il ne se fasse pas circoncire... Que chacun demeure dans la condition où il se trouvait quand il a été appelé.

1 Corinthiens 7, 18-20

C’est assez clair, cela aussi !

Un Juif sauvé devrait continuer à vivre comme un Juif, tout comme un homme sauvé continue à vivre comme un homme, et une femme sauvée continue à vivre comme une femme.

Le Juif qui naît d’En-Haut se doit de rejeter toutes les traditions mortifères :

  • Il doit mettre de côté tout sentiment de supériorité.
  • Il ne doit mettre aucune confiance en son héritage.
  • Il doit entrer dans la nouvelle vie de l’Esprit.
  • Il doit mettre sa fierté en Jésus et en la croix seulement.

Mais il devrait continuer à vivre comme un Juif - partout où cela ne contredit pas la Parole ni n’empêche l’Esprit de couler. Paul dit sans détours que cela est juste. 15

Et qu’en est-il des croyants juifs particulièrement appelés au ministère envers leur propre peuple ?
Ecoutez encore ce que dit Paul :

Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, pour en gagner le plus grand nombre. J’ai été avec les Juifs comme un Juif, pour gagner les Juifs, avec ceux qui sont assujettis à la Loi, comme si je l’étais - alors que moi-même je ne le suis pas, pour gagner ceux qui sont assujettis à la Loi.

1 Corinthiens 9, 19-20

Il a adopté les coutumes juives alors qu’il n’y était pas obligé, et il s’est soumis à toutes sortes de lois traditionnelles qui ne le liaient pas afin de gagner ses compatriotes juifs. 16 Les croyants juifs peuvent adopter sa méthode aujourd’hui aussi, à condition de suivre son message, prêchant l’Évangile pur et sans compromis, avec les signes, les merveilles et la puissance de Dieu.

  • Pour les croyants païens de Corinthe, Paul avait une exhortation :

Car le Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la Fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité.

1 Corinthiens 5, 7-8

Tout croyant peut observer les Fêtes d’Israël ! Jésus a ouvert la porte...

  • En fait tout croyant appartient à la famille juive de Dieu :

Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés ; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la famille de Dieu. Vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondation les apôtres et les prophètes, et Jésus-Christ Lui-même comme pierre maîtresse.

Éphésiens 2, 19-20

Les branches de l’olivier sauvage (les païens) ont été greffées sur l’olivier franc (Israélite).

Alors :

Ne vas pas faire le fier aux dépens des branches ! Tu peux bien faire le fier ! Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte.

Romains 11, 17-18


L’église doit remercier Dieu pour la Racine !

Coupons irrévocablement tous les liens
qui nous attachent aux préjugés pécheurs de l’Inquisition !

C’est un passé indiciblement scandaleux.
L’Inquisition aurait brûlé Pierre et Paul sur le bûcher !



Chapitre suivant : 9. Êtes-vous un croisé pour le Christ ?

Page précédente : 7. Mensonges ! Mensonges ! Mensonges !

Table des matières

Bibliographie


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Notes


1 Voir :

- ROTH Cecil, A HISTORY OF THE MARRANOS Une Histoire des marranes, Schocken, New York, 1974.

- BAER Yitzhak, A HISTORY OF THE JEWS IN CHRISTIAN SPAIN Une Histoire des Juifs dans l’Espagne chrétienne, vol. 2, traduction anglaise par Louis SCHOFFMAN, Jewish Publication Society, Philadelphia, 1966.

- Notez le commentaire du major Arthur GRIFFITHS :

« Les feux de l’Inquisition moderne, a-t-on dit, avaient été allumés exclusivement pour les Juifs. »

IN SPANISH PRISONS. THE INQUISITION AT HOME AND ABROAD. PRISONS PAST AND PRESENT Dans les prisons espagnoles. L’inquisition chez nous et à l’étranger. Les prisons au passé et au présent, rééd., Dorset Press, New York, 1991, p. 32.


2 SABATINI Rafael, TORQUEMADA - THE SPANISH INQUISITION Torquemada - l’Inquisition espagnole, Houghton-Mifflin Pub., Boston / New York, 1924, p. 265 et suiv.


3 Ibid., p. 266-268.


4 Voici les ordonnances imposées par St Dominique :

« Le pénitent... ne doit manger aucune sorte de viande durant toute sa vie ; ... doit porter un vêtement religieux avec une petite croix brodée sur chaque sein ; doit assister à la messe tous les jours, s’il a les moyens de le faire, et aux vêpres le dimanche et les jours fériés ; doit réciter le service des heures du jour et de la nuit et répéter le Pater Noster Notre Père sept fois par jour, dix fois le soir, et vingt fois à minuit. S’il manquait à l’une de ces exigences, il devrait être brûlé comme un « hérétique en rechute ». GRIFFITHS, Ibid., p. 16 et suiv.


5 Cité dans BEN SASSON, A HISTORY OF THE JEWISH PEOPLE Une Histoire du peuple juif, p. 589.


6 Charlotte KLEIN, ANTI-JUDAISM IN CHRISTIAN THEOLOGY L’anti-judaïsme dans la théologie chrétienne, p.11.


7 Pour des études détaillées de ces versets, voir :

- DAVIES W.D. et ALLISON Dale C., THE GOSPEL ACCORDING TO SAINT MATTHEW L’Évangile selon Saint Matthieu, INTERNATIONAL CRITICAL COMMENTARY Commentaire Critique International (abrégé par la suite en ICC), T&T Clark, Edimbourg, 1988, vol. 1, p. 481-503.

- GUELICH Robert A., THE SERMON ON THE MOUNT Le sermon sur la montagne, Word, Waco, TX, 1982, p. 134-174.

- DALMAN Gustav, JESUS-JESHUA. STUDIES IN THE GOSPELS Jésus - Yeshua. Études dans les Évangiles, traduit en anglais par Paul P. LEVERTOFF, rééd., Ktav, New York, 1971, p. 56-85.


8 ISAAC Jules, GENÈSE DE L’ANTISÉMITISME, p. 147, cité dans Jacques DOUKHAN, DRINKING AT THE SOURCES. AN APPEAL TO THE JEW AND THE CHRISTIAN TO NOTE THEIR COMMON BEGINNINGS Boire aux sources. Appel au Juif et au chrétien à prendre conscience de leurs débuts communs, traduit par Walter R. BEACH et Robert M. JOHNSON, Pacific Press, Moutain View, CA, 1981, p. 25. L’affirmation d’ISAAC s’applique à l’origine aux schismes chrétiens après le premier siècle de notre ère.

- Voir aussi PARKES James, THE CONFLICT OF THE CHURCH AND THE SYNAGOGUE. A STUDY IN THE ORIGINS OF ANTISEMITISM Le conflit de l’église et de la synagogue. Étude des origines de l’antisémitisme, Atheneum, New York, 1985, p.45.


9 Sous les termes de la Nouvelle Alliance, chacun de nous maintenant

a pleine assurance d’accéder au sanctuaire par le sang de Jésus...le cœur purifié de toute faute de conscience et le corps lavé dans une eau pure.

Hébreux 10, 19 et 22

En Jésus le Messie, Juifs et païens sont

ensemble intégrés dans la construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit.

Éphésiens 2, 22

En fait,

nous sommes maintenant assis avec Jésus dans les cieux.

Éphésiens 2, 6

et

toute bénédiction dans les cieux est à nous pour toujours par Lui.

Éphésiens 1, 3

Tandis que,

le visage dévoilé,'' nous'' reflétons la Gloire du Seigneur, ''nous'' sommes transfigurés en cette même image, avec une gloire toujours plus grande, par le Seigneur, qui est Esprit.

2 Corinthiens 3, 18

La Nouvelle Alliance est indiciblement glorieuse !


10 Voir la bibliographie pour ce chapitre afin d’en savoir plus sur la question de l’observance du shabbat.


11 - De semblables accusations ne sont que trop courantes, comme cela ressort de la citation (typique) suivante :

« L’église du Nouveau Testament était une secte juive, Actes 28, 22, dominée par des professeurs, remplis de l’Esprit, qui avaient été élevés dans le judaïsme. Ils ont apporté les éléments de l’Ancienne Alliance dans l’église, et ces éléments sont un piège et une tromperie qui empêchent toute possibilité de maturité chrétienne collective.

L’église de Jérusalem était si infantile qu’elle a continué à GARDER LA LOI DE MOÏSE... Aussi longtemps que nous serons amenés par tromperie à copier le schéma de l’église du Nouveau Testament, nous serons liés par Satan, tout comme nos défunts frères, les Juifs de Jérusalem, étaient liés. » WHYTE Peter, THE KING AND HIS KINGDOM Le Roi et son Royaume, Destiny Image, Shippenburg, PA, 1989, p. 89.

Tandis que WHYTE fait des remarques pertinentes dans son livre, il est malheureux qu’il classe beaucoup de problèmes actuels de l’église sous la rubrique “Christianisme Judaïque ”, affirmant clairement que :

« Toute “église” qui continue à promouvoir et pratiquer le christianisme judaïque pratique une “douce rébellion” contre le Roi, bien qu’en Son nom. » (p. 93).

- Pour une brève discussion des objections majeures faites aux croyants juifs vivant comme des Juifs, voir STERN David H., MESSIANIC JEWISH MANIFESTO Manifeste juif messianique, Jewish New Testament Publications, Jérusalem, 1988, p.11-16.


12 Pour un résumé pratique, voir JUSTER Daniel C., JEWISHNESS AND JESUS Judaïcité et Jésus, InterVarsity Press, Downers Grove, IL, 1977, p. 8 et suiv.


13 Il n’y a absolument aucune preuve scripturaire que Paul ait cédé à la pression extérieure judaïsante et compromis ses convictions. Cela aurait voulu dire qu’il donnait la place à quelque chose de semblable à l’hérésie galate, c’est-à-dire un autre Évangile . En d’autres termes (en fait selon les propres termes de Paul), il aurait été digne de condamnation éternelle (voir Galates 1, 6-9).

- Dans tout le livre des Actes des Apôtres, Paul n’a pas une seule fois répudié ses actions dans le Temple en Actes 21 ; il les a plutôt signalées comme dignes de louange (par exemple Actes 24, 17 et suiv. ; 25, 8).

- Et, si Paul ne vivait pas comme un Juif observant la Torah, pourquoi fit-il un serment nazaréen plus tôt dans les Actes (Actes 18, 18) ? Qui essayait-il d’impressionner alors, ou quels judaïsants essayaient de faire pression sur lui ? La seule réponse objective est qu’il a fait ce qu’il a fait parce que lui-même

« se conformait à l’observance de la Loi. »

Actes 21, 24

- Comme W.L. KNOX l’a écrit concernant Paul :

« l’obéissance à la loi était l’affaire de toute une vie ».

Voir son ST PAUL AND THE CHURCH OF JERUSALEM St Paul et l’église de Jérusalem, p.122, n° 54, cité dans W.D. DAVIES, PAUL AND RABBINIC JUDAISM. SOME RABBINIC ELEMENTS IN PAULINE THEOLOGY Paul et le judaïsme rabbinique. Quelques éléments rabbiniques dans la théologie paulinienne, Fortress Press, Philadelphia, 1980, p. 70, n° 2.


14 Voir RHYNE C. Thomas, FAITH ESTABLISHES THE LAW La foi établit la loi, Scholars Press, Chico, CA, 1981, pour une étude détaillée de ce verset.


15 Voir la bibliographie pour ce chapitre et pour le chapitre cinq.


16

- Notez le commentaire de KNOX, Ibid., cité dans DAVIS, Ibid., p. 70, n° 3.

- Pour un traitement complet de ces versets d’une perspective quelque peu différente, voir FEE Gordon D., THE FIRST EPISTLE TO THE CORINTHIANS La première Épître aux Corinthiens, NICNT, Wm. B. Eerdmans, Grand Rapids, 1987, p. 422-433.