9. Êtes-vous un croisé pour le Christ ?
Auteur: Michael L. BROWN, ajouté le mercredi 1 janvier 2003
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En tant que croyants juifs, nous nous appelons parfois « Juifs messianiques » au lieu de « chrétiens hébreux » (messianique et chrétien sont synonymes).
Nous faisons cela parce que nous ne voulons pas que notre peuple trébuche sur des termes négatifs et des expressions mal comprises. S’ils doivent trébucher, qu’ils trébuchent sur Jésus Lui-même !
Selon Romains 11, 11 :
« Les nations ont accédé au salut pour exciter Israël à la jalousie. »
Quand les Juifs verront
- que ce sont les nations qui ont le Messie d’Israël,
- que ce sont les nations qui jouissent de la Présence manifeste de Dieu,
- que ce sont les nations qui font l’expérience des bénédictions de l’Alliance,
- que ce sont les nations qui marchent dans la Joie du Seigneur,
alors Israël deviendra jaloux !
Mais l’église l’a-t-elle vraiment rendu jaloux ?
Laissez-moi vous traduire les paroles d’un écrivain israélite qui exprime ce qu’il y a dans le cœur d’une grande partie de son peuple : le christianisme n’est pas une religion d’amour mais une religion de haine !
« Au lieu d’apporter la rédemption aux Juifs, le faux messie chrétien a attiré sur nous de viles calomnies et des expulsions, d’oppressantes restrictions, la destruction par le feu de nos livres saints, ainsi que des dévastations et des destructions.
Le christianisme, qui a pour mission d’apporter au monde malade l’amour et la compassion, a adopté une ligne de conduite complètement à l’opposé de cette noble rhétorique.
La voix du sang de millions de nos frères crie des profondeurs : Non ! Le christianisme n’est pas une religion d’amour mais une religion de haine sans fond !
Toute l’histoire, des temps anciens jusqu’à nos jours, est une preuve permanente de la faillite totale de cette religion à tous les niveaux. » 1
- Le rabbin Ephraïm OSHRY, un des rares rabbins lituaniens à avoir survécu à la Shoah, a écrit :
« Une autre surprise douloureuse pour nous a été la prise de position de la populace lituanienne - nos « bons » voisins chrétiens. Il n’y eut pratiquement personne, parmi les chrétiens de Slobodka, qui défendît ouvertement un Juif à une époque où les 10 000 Juifs de Slobodka - avec qui ils avaient pourtant vécu toute leur vie - étaient menacés par le plus horrible pogrom que l’on puisse imaginer. » 2
- Le soir du 25 juin 1941, les fascistes lituaniens ont commencé à aller « de maison en maison, d’appartement en appartement, assassinant les gens de façon horrible - des hommes, des femmes et des enfants - les vieux comme les jeunes : ils leur tranchaient la tête à la hache, sciaient les gens comme du bois, prolongeant l’agonie de leurs victimes aussi longtemps que possible. » 3
- Trouvant le rabbin de Slobodka en train d’étudier le Talmud chez lui, ils « l’attachèrent à sa chaise, mirent sa tête sur son Talmud ouvert et lui scièrent la tête »
avant de massacrer le reste de sa famille.
Cependant, alors que les Lituaniens, devenus fous, levaient leurs armes pour détruire les Juifs, les « chrétiens » lituaniens ont à peine levé le petit doigt pour venir les défendre !
- Le professeur Eugene BOROWITZ explique comment les actes des chrétiens jettent le discrédit sur leur doctrine :
« Nous aurions été peut-être plus enclins à croire les affirmations des chrétiens si nous avions vu, au travers des âges, les chrétiens se conduire comme les modèles d’une humanité rachetée. Mais, en nous penchant sur l’Histoire, nous avons trouvé qu’ils avaient autant besoin de salut que le reste des hommes.
En tous cas, leurs graves manquements à l’égard de la société jettent plutôt le discrédit sur leur doctrine, car ils se disent libérés du péché inhérent à l’être humain et inspirés par leur foi pour amener le monde à vivre le Royaume de l’amour et de la paix... Mais, à moins que le péché ne cesse et que le bonheur ne prévale, les Juifs savent que le Messie n’est pas encore venu. » 4
- Le fait qu’un penseur juif influent, comme Eliezer BERKOVITS, puisse parler de « la faillite morale de la civilisation chrétienne et la faillite spirituelle de la religion chrétienne » 5
Depuis des centaines d’années, « Christ » est une parole de malédiction prononcée dans des milliers de maisons juives. C’est essentiellement la faute des « chrétiens ».
Des millions de Juifs haïssent le nom de Jésus. Les soi-disant disciples du Christ en sont la cause principale. Aurions-nous pu faire pire ?
- Il y a deux mille ans, la Croix a jeté le discrédit parce qu’elle représentait l’ultime scandale aux yeux des Juifs : le Messie est mort d’une mort de criminel !
- Durant les mille cinq cents dernières années, la Croix a jeté le discrédit à cause d’un autre scandale : l’église a souvent mené une vie de criminelle !
- Franz DELITZCH, le brillant spécialiste de l’Ancien Testament, a noté :
« L’église doit encore réellement prouver aux Juifs la vérité du christianisme. Est-il surprenant que le peuple juif soit un champ si dur et stérile pour l’Évangile ? L’église elle-même l’a couvert de sang et a ensuite entassé des pierres par-dessus. » 6
Ceci n’est pas destiné à blanchir les Juifs ou à dire qu’ils ne portent aucune responsabilité dans leur rejet de Jésus.
La triste vérité est que la plupart des Juifs n’ont jamais été directement mis en Sa Présence !
La plupart d’entre eux n’ont jamais entendu la véritable Bonne Nouvelle.
- Selon les termes de Nicolai BERDYAEV :
« Les chrétiens se sont placés entre le Messie et les Juifs, leur cachant l’authentique visage du Sauveur. » 7
Ce n’était pas ce que notre Père désirait !
- Regardez les Croisades faites au nom du Christ !
Aux onzième, douzième et treizième siècles, l’église a lancé de grandes expéditions militaires destinées à libérer la Terre Sainte des musulmans.
Les chrétiens d’Europe s’étaient inquiétés quand ils avaient entendu dire que les pèlerins étaient maltraités et même interdits sur les Lieux Saints. Alors, à l’appel du Pape, puis à la demande des masses, de grandes armées « chrétiennes », très souvent fanatiques, furent levées.
Un zèle aveugle se mit à flamber pour la gloire de l’église - et les incroyants, tant musulmans que juifs, en furent la cible. 8
Il y eut trois grandes Croisades, et chaque fois, la même histoire se produisit : tandis que les armées exaltées traversaient l’Europe et le Moyen-Orient, des atrocités furent commises contre les Juifs.
Une fois, elles mirent le feu à une synagogue et marchèrent tout autour en chantant : « Christ nous T’adorons »... tandis que les Juifs brûlaient vifs à l’intérieur. 9
Ceci a marqué au fer rouge les esprits des Juifs : les croisés mettaient des croix sur leurs vêtements extérieurs.
Pour les Juifs, qui connaissent leur Histoire, « croisade » et « croix » sont des gros mots...
Voici quelques exemples des horreurs qui ont été commises malgré l’intervention sporadique du gouvernement (moyennant toujours le paiement d’une participation financière substantielle) et la protection occasionnelle de l’église :
- 3 mai 1096, en Allemagne.
Les Croisés entourèrent la synagogue de Speyer ; comme ils ne pouvaient y entrer par effraction, ils attaquèrent chaque Juif qu’ils trouvaient en dehors de la synagogue, et tuèrent onze d’entre eux. L’une des victimes, une femme, préférant la mort à la conversion, seul choix laissé par les Croisés, inaugura la tradition du martyre librement choisi. 10
- 15 juillet 1099, à Jérusalem.
La ville fut prise le 15 juillet... et là, les habitants juifs se défendirent aux côtés de leurs voisins musulmans, cherchant finalement refuge dans les synagogues, qui furent incendiées par les attaquants. Un terrible massacre s’ensuivit ; les survivants furent vendus comme esclaves... la communauté juive de Jérusalem toucha à sa fin et ne fut pas reconstituée avant de nombreuses années... 11
- 16-17 mars 1190, en Angleterre.
Le pire outrage eut lieu à York, où un grand nombre de notables locaux, lourdement endettés auprès des Juifs, saisirent l’occasion de se débarrasser de leur fardeau.
Attaqués, les Juifs trouvèrent refuge dans le donjon du château, que le garde leur avait ouvert ; ceux qui demeurèrent dans la ville furent massacrés. Les Juifs furent assiégés lorsqu’ils refusèrent de donner accès au donjon.
Le 16 mars, la veille de la Pâque, le rabbin Yom Tov ben Isaac de Joiny, se rendant compte que tout espoir était perdu, demanda à ses frères de choisir le suicide plutôt que de se soumettre au baptême. Après avoir mis le feu à leurs biens, l’un après l’autre, ils se suicidèrent.
Plus de cent cinquante Juifs moururent de cette façon, et les quelques survivants (qui étaient prêts à accepter le baptême !) furent assassinés par la foule, qui détruisit aussi le registre des dettes envers les Juifs. » 12
Tout ceci était considéré comme une punition méritée par les Juifs, « les meurtriers du Christ, ceux qui avaient crucifié Jésus ». Les Croisés ne faisaient que venger Sa mort !
Des centaines de communautés juives furent entièrement détruites par ces foules errantes, armées de crucifix et d’épées.
Naturellement, quelques Juifs se convertirent sous la pression. Mais quand la pression se relâchait et que les persécutions semblaient être terminées, ils pensaient qu’ils pouvaient revenir au judaïsme en toute sécurité. Ils avaient bien tort !
- Après les Croisades vint l’Inquisition...
“ Le baptême ” fut aussi un gros mot pour les Juifs, et pas seulement parce qu’il symbolisait la foi en Jésus. Plus que cela, il signifiait une totale apostasie et une complète trahison du peuple juif. Aux yeux de la communauté juive, chaque membre de leur peuple qui devenait chrétien était un traître de la pire espèce.
Même dans l’Europe nazie, les rabbins n’autorisaient pas les Juifs à demander ne fut-ce qu’un certificat de baptême, qui leur aurait permis de cacher leur identité et sauver leur vie.
- Selon les paroles du rabbin OSHRY :
« Un certificat de baptême n’a qu’une seule signification : son possesseur a, Dieu l’en préserve, abandonné son Créateur et renié son peuple, le Peuple que Dieu a choisi comme Son trésor. » 13
A la lumière de cela, beaucoup d’entre nous aujourd’hui, qui sommes des Juifs suivant Jésus, mettons l’emphase sur le fait que nous sommes toujours des Juifs. Nous n’avons pas abandonné notre peuple ni oublié notre histoire !
En tant que croyants juifs, nous nous appelons parfois « Juifs messianiques » au lieu de « chrétiens hébreux » (messianique et chrétien sont synonymes).
- Nous faisons cela parce que nous ne voulons pas que notre peuple trébuche sur des termes négatifs et des expressions mal comprises. S’ils doivent trébucher, qu’ils trébuchent sur Jésus Lui-même !
- Nous voulons que notre peuple soit confronté à la personne de Jésus, non aux persécutions de l’église.
- Nous voulons qu’il se confronte au message de la Croix, non à son mauvais usage.
- Nous n’aimons même pas utiliser le mot « converti ». Pour l’esprit juif, cela veut dire rejoindre une religion étrangère, pas devenir des disciples du Messie, repentants et nés de nouveau. 14
Quand vous lirez ce qui suit, vous comprendrez de quoi je parle.
Voici des extraits de professions de foi typiques qu’un candidat juif au baptême, ou que nos pères qui s’étaient convertis au catholicisme, devaient faire.
« Je renonce ici et maintenant à tout rite et observance de la religion juive, détestant ses cérémonies et ses principes les plus solennels que j’ai observés et respectés autrefois. Dans le futur, je ne pratiquerai aucun rite ni célébration qui y soit lié, ni aucune coutume de mon erreur passée, promettant de ne pas chercher à y revenir.
Je promets que je ne retournerai jamais au vomi des superstitions juives. Plus jamais, je ne participerai aux offices des cérémonies juives auxquelles j’étais accoutumé, ni ne les chérirai. Je fuirai tout rapport avec d’autres Juifs et le cercle de mes amis comprendra uniquement d’autres chrétiens. » 15
« Nous ne nous associerons pas avec les Juifs maudits qui demeurent non baptisés... Nous ne pratiquerons pas la circoncision charnelle, ni ne célébrerons la Pâque, le shabbat, ou autres jours de fête liés à la religion juive... En ce qui concerne la viande de porc, nous promettons que, même si nous pouvons à peine en manger par suite d’une longue habitude, nous ne refuserons pas par esprit pointilleux ou par erreur les aliments qui en contiennent.
Et si quiconque d’entre nous est surpris en train de transgresser les engagements pris ci-dessus, soit il mourra des mains de ses compagnons, par le feu ou la lapidation, soit si sa vie est épargnée il perdra immédiatement sa liberté et vous le donnerez, avec ses biens, à quiconque il vous plaira, en esclavage perpétuel... » 16
« Je renonce à toute l’adoration des Hébreux, à tous ses légalismes, à la circoncision, aux pains sans levain, à la Pâque, au sacrifice des agneaux, aux Fêtes des Semaines, des Jubilés, des Trompettes, de l’Expiation, des Tabernacles, et à toutes les autres Fêtes juives avec leurs sacrifices, prières, aspersions, purifications, expiations, jeûnes, shabbats, nouvelles lunes, nourriture et boissons. Et je renonce absolument à toute coutume et institution des lois juives... en un mot je renonce absolument à tout ce qui est juif... » 17
« Avec les anciens, je jette l’anathème aussi sur les grands rabbins et les mauvais docteurs de la Loi des Juifs...
Je crois en la Sainte Vierge Marie, qui L’a porté selon la chair, et qui est restée vierge, je professe qu’elle est effectivement et réellement la Mère de Dieu ; je la vénère et l’honore vraiment comme la Mère de Dieu incarné, et la Dame et maîtresse de toute création. » 18
« Si je m’éloigne du droit chemin en quelque façon et souille la Sainte Foi, et si j’essaie d’observer un quelconque rite de la secte juive, ou si je vous trompe d’une quelconque manière lorsque je prononce ce serment... alors que toutes les malédictions de la loi s’abattent sur moi...
Que fondent sur moi et ma maison, et sur tous mes enfants, toutes les plaies qui ont frappé l’Égypte, et que je subisse en outre le sort de Dathan et Abiram, afin que la terre m’avale vivant sous les yeux horrifiés de mes compagnons, et qu’après avoir été privé de cette vie, je sois livré au feu éternel, en compagnie du diable et de ses anges, partageant avec les habitants de Sodome et avec Judas la punition des flammes. Et lorsque j’arriverai devant le tribunal du Juge redoutable et glorieux, notre Seigneur Jésus-Christ, que je sois rangé parmi ceux auxquels le Juge terrible et glorieux dira d’un ton menaçant :
« Vous qui faites le mal, allez vous-en loin de Moi, vers le feu éternel qui est préparé pour le démon et ses anges. »
Courbons la tête... pleins de honte !
L’ "église" a du sang sur les mains...
Chapitre suivant : 10. Beaucoup plus de larmes !!
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Notes
[1] HAMBURGER Benjamin Shlomo, FALSE MESSIAHS AND THEIR OPPOSERS Les faux messies et leurs opposants, Mechon Moreshet Ashkenaz, B’nai Brak, Israël, 1989, (en hébreu), p. 19.
La citation à la fin du paragraphe est de Rav Shimon WALBAH, un grand rabbin orthodoxe en Israël.
[2] OSHRY Ephraim, Rabbin, RESPONSA FROM THE HOLOCAUST Réponses de la Shoah, traduction anglaise, Judaica Press, New York, 1989, p. XIX-XX.
[3] Ibid., p. XXI.
[4] - Eugene B. BOROWITZ, LIBERAL JUDAISM Judaïsme libéral, Union of American Hebrew Congregations, New York, 1984, p.78, 79, et 81.
- Le professeur Jacob NEUSNER fait référence à « cette religion d’amour que les chrétiens s’entendent prêcher (mais que les Juifs trouvent rarement pratiquée.) »
Voir son article : THE MYTH OF THE RACISM OF JUDAISM Le mythe du racisme du judaïsme, Judaica Book News, vol. 21, n° 2 (Printemps / Été 1991 / 5751), p.27.
[5] Eliezer BERKOVITS, JUDAISM IN THE POST-CHRISTIAN ERA Le judaïsme à l’ère post-chrétienne rééd. dans TALMAGE, DISPUTATION AND DIALOGUE Contestation et dialogue, p. 287.
[6] Ibid., p. 287 et suiv.
[7] Franz DELITZSCH, cité dans SCHLISSEL et BROWN, HAL LINDSEY & THE RESTORATION OF THE JEWS Hal Lindsey & la restauration des Juifs, p. 46, n° 57.
[8] Nicolai BERDYAEV, cité dans DOUKHAN, DRINKING AT THE SOURCES Boire aux sources, p. 93.
Notez aussi les paroles de Basilea SCHLINK, adressées principalement à ses compagnons chrétiens allemands :
« Comment les Juifs peuvent-ils croire en Jésus ? Ne les avons-nous pas nous-mêmes aveuglés ? Ils ne peuvent pas voir Jésus à cause de notre conduite. Ils ne peuvent pas croire en Lui, parce que dans nos vies nous ne leur avons pas présenté l’image de Jésus ; nous leur avons plutôt montré l’image d’un manque de compassion. »
ISRAEL MY CHOSEN PEOPLE. A GERMAN CONFESSION BEFORE GOD AND THE JEWS Israël, Mon peuple élu. Confession allemande devant Dieu et les Juifs., Fleming H. Revell, Old Tappan, NJ, 1987, p. 36.
[9] Pour la littérature sur les Croisades, voir la bibliographie pour ce chapitre, et voir aussi ci-dessus, chapitre deux, note n° 9.
[10] David RAUSCH, LEGACY OF HATRED Héritage de haine, p. 27, fournit un récit frappant :
« Ils brûlaient les Juifs vivants dans la grande synagogue de Jérusalem, encerclant l’humanité hurlante torturée par les flammes, chantant Christ nous T’adorons ! et brandissant haut leurs croix de Croisés. »
Voici la description faite par Robert PAYNE :
« Le massacre à Jérusalem a été commis délibérément ; c’était le résultat d’une décision politique. Jérusalem devait devenir une ville chrétienne. Les Juifs devaient également être détruits. Ils s’étaient tous précipités à la grande synagogue, où ils espéraient recevoir abri et protection. Les Croisés, aimant les solutions simples, ont brûlé la synagogue avec les Juifs à l’intérieur. »
THE DREAM AND THE TOMB. A HISTORY OF THE CRUSADES Le rêve et le Tombeau. Une histoire des Croisades, Dorset Press, New York, 1984, p. 102 et suiv.
Plus tôt ce jour-là, tandis que les Croisés « couraient sur les corps mutilés de ceux qu’ils avaient tués comme s’ils étaient un tapis étalé pour eux », un de leurs dirigeants, Raymond D’AGUILERS, cita avec conviction le Psaume 118, 22 : « Voici le jour que le Seigneur a fait, qu’il soit notre bonheur et notre joie. » Ibid., p.102.
[11] Simon R. SCHWARTZFUCHS, THE CRUSADES Les Croisades, Enc. Jud., vol. 5, col. 1137 et suiv.
[12] Ibid., col. 1138 et suiv.
[13] Ibid., col. 1140.
[14] OSHRY, RESPONSA, p. 64.
[15] PARKES James, THE CONFLICT OF THE CHURCH AND THE SYNAGOGUE Le conflit de l’église et de la synagogue, p.395.
[16] Ibid., p 394.
[17] Ibid., p. 398.
[18] Ibid., p. 399.
[19] Ibid., p. 397.
[20] Ibid., p. 397.






